« Je me vois au sommet »

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Lorsque Ciizzy a été mise à la porte pour la première fois, elle a passé trois mois à dormir sur le divan de ses amis. Toutefois, lorsqu’elle a dû quitter son domicile familial pour une deuxième fois, en mars 2020, ses amis étaient plus hésitants à la laisser dormir chez eux.

« J’étais vraiment à la rue. Chaque fois que je communiquais avec mes amis, j’obtenais la même réponse : "COVID", "pandémie". »

– Ciizzy.

Les défis sociaux auxquels les gens font régulièrement face, comme l’itinérance, ont été exacerbés par la COVID-19. La pandémie a forcé la fermeture des centres de soutien et des espaces publics qui, autrefois, constituait une source de chaleur; les gens s’éloignent sanitairement les uns des autres.

Son système de soutien se préoccupait des précautions sanitaires nécessaires, et Ciizzy n’avait nulle part où aller.

Réclamer son indépendance

es vies scolaire et familiale de Ciizzy ont commencé à se détériorer, car elle consacrait presque toute son énergie à déterminer où elle passerait ses nuits et quand elle mangerait son prochain repas. Heureusement, des amis et des professeurs l’ont aiguillée vers les services d’urgence et de logement du Bureau des services à la jeunesse (BSJ), un partenaire de Centraide de l’Est de l’Ontario.

Elle a assuré son indépendance lorsqu’elle s’est retrouvée au refuge pour jeunes femmes du BSJ, endroit où des conseillers et des travailleurs sociaux permettent à de jeunes femmes, comme Ciizzy, d’accéder à des services qui les aident à réaliser leurs objectifs uniques.

Deux mois plus tard, Ciizzy emménageait dans un logement transitoire du BSJ, et elle réside à présent dans un studio à loyer subventionné, qui lui permet de prospérer tout en ayant accès à des services de soutien en tout temps.

« Me rendre au BSJ était peut-être l’une des décisions les plus difficiles que j’aie eu à prendre, mais c’est aussi la meilleure. »

« Le BSJ m’a appris qu’il n’y avait rien de mal à demander de l’aide; c’est à ce moment-là que ma vie s’est simplifiée. »

– Ciizzy

Aucun jeune ne devrait vivre dans la rue.

Les jeunes itinérants ont peut-être eu une vie familiale difficile ou été victimes de mauvais traitements. De plus, ceux qui souffrent de problèmes de santé mentale et qui font face à d’autres obstacles ont plus de difficulté à vivre seuls.

En 2017, plus de 800 jeunes âgés de 16 à 25 ans séjournaient dans un refuge d’Ottawa. Depuis le début de la pandémie, ceux-ci ont de plus en plus de difficulté à combler leurs besoins de base. Sans endroit sécuritaire qu’ils peuvent appeler « chez-soi », les jeunes n’arrivent pas à s’isoler, les rendant plus à risque de contracter la maladie.

En outre, sans intervention, ils peuvent perpétuer le cycle de l’itinérance.

Avancer ensemble

« Centraide et le BSJ ont un objectif commun, soit de voir tous les jeunes réaliser leur plein potentiel. Grâce à cet objectif et à du financement, nous aidons les jeunes à risque à passer aux prochaines étapes de leur vie. »

 – Mike Wade, directeur adjoint des services communautaires du BSJ

Centraide investit dans des programmes adaptés à l’âge et à la culture qui offrent des services de logement et de bout-en-bout, comme la formation professionnelle, les ressources en matière de santé mentale, ainsi que des services de rendement scolaire. Nous préconisons aussi les solutions fondées sur les preuves, comme le modèle Logement d’abord. Nous collaborons avec nos partenaires pour nous attaquer aux racines du problème tout en trouvant des solutions à long terme qui mettront fin à l’itinérance juvénile pour de bon.

Depuis le début de la pandémie, nous avons collaboré avec les partenaires du groupe de discussion communautaire en réaction à la COVID-19 pour nous assurer que les jeunes vivant dans la rue ont accès à la technologie nécessaire pour poursuivre leur éducation, pour communiquer avec leurs amis et pour accéder à des services sociaux essentiels.

Pour Ciizzy, l’aide de Centraide et du BSJ veut maintenant dire qu’elle peut se concentrer sur ses rêves. « Les gens me demandent toujours où je me vois dans cinq ou dix ans, et je leur réponds : « Au sommet » ».

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Face à l’augmentation des contraintes provoquée par la pandémie, Centraide et nos partenaires avons dû nous adapter pour répondre aux besoins de plus en plus critiques en santé mentale dans notre région.

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