Un vent de générosité souffle sur le lancement de la campagne de Centraide de l’Est de l’Ontario! On nous a remis 100 000 $ pour tripler les dons qui nous seront octroyés pendant le mois de juin!
En janvier, nous avons lancé une campagne visant à amasser 1 million de dollars, au cours des 5 prochaines années, pour prévenir l’itinérance chez les jeunes à Ottawa. Nous remercions sincèrement la Fondation de la famille Turnbull pour ce don généreux.
À Centraide, nous nous efforçons de mettre fin à l’itinérance chez les jeunes avant que le problème ne commence, en mettant notamment l’accent sur des solutions axées sur la prévention d’abord, puis sur une stabilité à long terme.
Les fonds que nous recueillerons permettront aux jeunes à risque de la région de recevoir le soutien complet nécessaire à leur épanouissement, qu’il s’agisse de counseling et d’éducation en santé mentale ou de l’acquisition d’habiletés fondamentales et de compétences professionnelles. Nous aidons aussi les jeunes à se rapprocher des membres de leur famille, de leurs camarades, des personnes à l’école et de leurs voisines et voisins. Ils se créent un filet de sécurité durable. Nous les aidons à trouver un logement stable et à bâtir un avenir meilleur.
« C’est plutôt rare de pouvoir aider à résoudre un problème majeur dans notre communauté et d’en récolter les fruits en quelques années seulement. Nous croyons pouvoir mettre fin à l’itinérance chez les jeunes à Ottawa et savons qu’en donnant à Centraide, notre don, entre de bonnes mains, ira aussi loin que possible. Nous espérons que nos efforts encourageront d’autres personnes à donner, quel que soit le montant. »
Chris Turnbull, Fondation de la famille Turnbull
Il s’agit d’un moment décisif.
L’itinérance chez les jeunes a atteint un point critique à Ottawa et ailleurs dans notre région. Entre 1 200 et 1 400 jeunes vivent dans la rue chaque année à Ottawa.
L’école prend fin en juin, et ce filet de sécurité se retire pour de nombreux jeunes, plus particulièrement celles et ceux qui ne peuvent pas se permettre de participer à des camps d’été ou à des programmes structurés.
« Sans cours ou programme parascolaire, les jeunes côtoient moins d’adultes — comme le personnel enseignant ou du programme, l’équipe-conseil en orientation et les mentors — pouvant remarquer quand quelque chose ne va pas. Ils se soucient également de leurs sentiments, explique Trisha Islam, directrice du domaine ciblé axé sur la réussite des jeunes de Centraide de l’Est de l’Ontario. À l’école, les jeunes côtoient quotidiennement leurs ami(e)s et leurs camarades de classe, ce qui crée un réseau de soutien par les pairs qui renforce leurs liens, leur sentiment d’appartenance et leur stabilité. »
La jeunesse a donc plus de difficulté à garder contact avec les autres ou à recevoir du soutien lorsqu’elle en a besoin, notamment lorsqu’elle rencontre des problèmes à la maison. Et l’itinérance cachée devient une réelle préoccupation…
Le sans-abrisme n’est pas un choix. Prévenir, c’est guérir.
Voici ce qu’il faut savoir :
- On estime que près de la moitié des sans-abri se sont retrouvés dans la rue pour la première fois avant l’âge de 25 ans.
- Lorsque les jeunes perdent leur logement, les obstacles qu’ils rencontrent se multiplient : problèmes de santé, difficulté à réussir à l’école et avenir assombri.
- La situation augmente le risque de traumatisme, de criminalité, de mauvaise santé et d’exploitation, y compris la traite des personnes.
- Nombreux sont les jeunes qui quittent la maison en raison d’expériences difficiles, comme les conflits, la négligence, la maltraitance ou l’éclatement de la famille. Malgré tout, bon nombre d’entre eux restent en contact avec les membres de leur famille, voulant renforcer ces relations, même par moments difficiles.
- Les jeunes sont trop souvent contraints de prendre des décisions d’adultes en quittant le domicile sans statut légal, ressource ou compétence, comme la prise de décision et la planification nécessaires pour vivre de façon autonome.
L’itinérance chez les jeunes est un problème systémique et très personnel.
Lorsque nous renforçons et rétablissons les relations tôt, nous pouvons empêcher les jeunes de se retrouver dans la rue. Nous réduisons les chances qu’ils en fassent à nouveau l’expérience plus tard.
Trisha ajoute que les relations peuvent parfois se briser pour de bon.
« Les jeunes ont toujours besoin de soutien, même dans ces cas-là, lorsqu’ils ne côtoient pas d’adultes en qui ils ont confiance. Centraide investit également dans du soutien intégré et des compétences de vie, comme la gestion de l’argent, la recherche d’un logement, la relation avec son quartier et la poursuite des études, afin que les jeunes développent les relations et les aptitudes nécessaires pour vivre convenablement. »
Votre don nous aide à agir tôt, avant même qu’une ou un jeune ne se trouve en situation de crise. En triplant votre don en ce mois de juin, nous triplons votre incidence positive et améliorons les conditions de vie de bon nombre de jeunes d’ici.
Ensemble, nous pouvons mettre fin à l’itinérance chez les jeunes.