« Je ne laisse pas le sans-abrisme me définir. »

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Lorsqu’on est âgé de 13 ans, on se soucie souvent de terminer nos devoirs, de se tailler une place sur l’équipe de basketball ou de tisser des liens avec les bons amis.

Tiffany, elle, devait se trouver un endroit sécuritaire où dormir tous les soirs.

Lorsque sa relation avec ses parents adoptifs a commencé à mal aller, Tiffany s’est enfuie de chez elle. Elle a passé la majeure partie de son adolescence à dormir sur le divan d’amis, passant de demeure en demeure, et ce, pour à peine survivre.

« C’était une période noire et solidaire au cours de laquelle je me sentais indigne. »

– Tiffany

Centraide de l’Est de l’Ontario cherche à mettre fin à l’itinérance juvénile au moyen de la défense d’intérêt, de la recherche, d’investissements judicieux et du rassemblement de bons intervenants autour de la table. Grâce à des partenaires comme Vers un chez soi Ottawa (en anglais seulement), Tiffany a maintenant son propre toit et un emploi qui l’habilite à aider d’autres jeunes itinérants.

Aucun jeune ne choisit d’être sans-abri.

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’itinérance juvénile, notamment les organismes de protection de la jeunesse (c’était le cas de Tiffany). En effet, 40 % des jeunes sont sans-abri en raison de ces organismes.

De plus, certains groupes de jeunes sont plus susceptibles de devenir itinérants qu’ils ne devraient l’être :

  • Près de 30 % des jeunes de la communauté LGBTQ+ sont itinérants
  • 40 % des jeunes itinérants sont autochtones (Premières Nations, Inuit ou Métis)

« Nous estimons qu’en 2018, il y avait 1 200 jeunes itinérants à Ottawa. »

– Cora, gestionnaire de projet, Vers un chez soi Ottawa

Bien que des centaines de jeunes tirent parti des refuges, plusieurs autres dorment dans des automobiles, sur le divan d’amis ou de connaissances. Certains se mettent dans des situations potentiellement dangereuses pour avoir un endroit où dormir.

Mettre fin à l’itinérance juvénile

Photo gracieuseté de LoveOttawa

Tiffany a vécu dans la rue pendant de nombreuses années. Elle a fait face à de nombreux obstacles, notamment le manque de logements abordables, l’impossibilité de payer le dépôt pour obtenir un appartement, et l’absence d’une source de revenu stable pour subvenir à ses besoins. Pour rendre la situation encore plus difficile, l’itinérance juvénile diffère de l’itinérance adulte : les jeunes n’ont souvent pas l’expérience de vie ni les compétences nécessaires pour vivre de façon autonome. De plus, ils n’ont pas de relations positives avec les adultes, ce qui les empêche de composer avec de tels problèmes.

Grâce à Centraide et ses partenaires, Tiffany a repris sa vie en main. Nous faisons en sorte que des centaines d’autres jeunes ont accès à des programmes complets d’aide aux logements, de perfectionnement des compétences de base, d’emploi et, le cas échéant, de santé mentale et de toxicomanie adaptés à l’âge et à la culture.

De telles solutions à long terme permettent aux jeunes de réduire le temps qu’ils passent dans des refuges et les aident à retrouver la voie de la stabilité. Nous mettons non seulement fin à l’itinérance adulte chronique, nous sauvons également des vies.

Aidez-nous à offrir un filet de sécurité aux jeunes qui n’en ont pas. Avec votre soutien, nous pouvons offrir des occasions aux jeunes vulnérables de notre région, et ce, pour qu’ils se bâtissent un avenir meilleur.

« Je ne laisse pas le sans-abrisme me définir, vous savez. »

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