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Prévention du suicide : collaboration et créativité

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Points marquants

  • L’Équipe de soutien nommée par les jeunes (YNST) de Prévention du suicide d’Ottawa (PSO) aide les jeunes qui ont été hospitalisés en raison de problèmes de santé mentale à retourner chez eux.  

  • Cette initiative de prévention du suicide est dirigée par Yolaine Roberge, une intervenante en services de soutien aux pairs qui espère aider les gens en partageant son histoire.
     
  • C’est en collaborant avec des partenaires comme SPO que Centraide peut aider plus de gens à accéder, en temps opportun, aux services de soutien en santé mentale et en situation de crise dont ils ont besoin. 

La demande de services en santé mentale ne cesse de croître et les fournisseurs de services en la matière d’Ottawa doivent trouver de nouvelles façons d’aider les gens aux prises avec des pensées suicidaires. 

Pas plus tard que l’année dernière, un jeune à Ottawa sur six (de la 7e à la 12e année) avait contemplé le suicide. Pire encore, un jeune à faible revenu sur quatre, lorsqu’on prend les circonstances socioéconomiques en compte, est aux prises avec des pensées suicidaires. 

De nombreuses personnes en ville, particulièrement des jeunes, ont une mauvaise santé mentale et émotionnelle depuis les douze derniers mois. 

Centraide comprend l’importance d’initiatives comme celles de SPO, qui compte de nombreux spécialistes, chefs de file et organisations à Ottawa, comme Santé publique Ottawa (SPO), Parents : Lignes de secours de l’Est de l’Ontario (PLEO) et le Bureau des services à la jeunesse d’Ottawa (BSJ). 

« Prévention du suicide Ottawa s'efforce de réduire de diverses façons les conséquences néfastes des comportements suicidaires à Ottawa par l'entremise de recherche, de programmes, de défense d'intérêts et de l'effet collectif. »

Réduire les risques au minimum avec l'YNST

Les jeunes en situation de crise ou admis à une unité d’hospitalisation sont particulièrement vulnérables lorsqu’ils effectuent un retour à la maison. 

Le YNST de SPO aiguille ces jeunes vers un membre du personnel du PLEO qui les aideront à trouver quatre adultes alliés qui pourraient les soutenir davantage. En effet, le PLEO forme ces adultes pour qu’ils puissent soutenir les jeunes du mieux qu’ils le peuvent. 

Elle ajoute qu’il s’agit d’un programme accessible aux jeunes. Ces derniers peuvent choisir les personnes qui les appuieront et cela les encourage. 

« C’est un honneur pour les personnes qui les appuient d’avoir été choisies. Elles se présentent chaque semaine pour en apprendre plus à ce sujet, être là pour les jeunes et faire un suivi en demandant ce qu’elles peuvent faire de plus. » 

« Bon nombre des interactions sont cliniques, comme avec des services d'urgence. Cette approche sensible guide les jeunes; elle leur dit qu'il y a des personnes qui se soucient d'eux et qui sont prêtes à les aider. Comment peut-on les aider à mieux le faire? »

Apporter un soutien communautaire

Les adultes mis en candidature pour le programme ne font pas qu’améliorer leurs compétences en défense d’intérêts et aider les jeunes à faire leur transition, ils acquièrent également de nouvelles connaissances qu’ils pourront mettre à profit dans la communauté. 

Le YNST outille les membres des collectivités avec tout ce dont ils ont besoin pour reconnaître les facteurs de risques et offrir leur soutien, au besoin.  

« Certains adultes alliés occupent déjà des postes de soutien, comme le personnel enseignant ou la direction. Leurs commentaires à propos de la formation sont très positifs; elle a amélioré leur rendement professionnel. »

La directrice administrative du PLEO explique qu’en général, les proches de personnes qui songent au suicide veulent aider, mais ceux-ci pourraient se sentir intimidés ou être réticents de le faire par peur de dire quelque chose d’inapproprié ou d’intervenir de façon mal avisée. 

Les programmes comme le YNST permettent d’éliminer de tels obstacles. 

« Leur cœur est à la bonne place, leurs intentions sont bonnes et les liens sont là. Ces adultes savent quoi faire. La formation les rend toutefois plus confiants et les aident à acquérir certaines compétences. Ils sont donc mieux placés pour désamorcer la situation, ils savent avec qui communiquer et peuvent reconnaître les facteurs de risques de suicide, » a expliqué Elyse.  

SPO : étudier les diverses façons de faire les choses

Yolaine Roberge est paire aidante à Ottawa. Elle œuvre pour le programme Skills for Safer Living d’Ottawa. 

Cette initiative de prévention du suicide destinée aux personnes qui songent au suicide, qui ont déjà tenté de le faire ou qui sont à risque de récidive. 

Selon elle, le programme mobilise les spécialistes en santé mentale et les pairs. Ceux-ci dirigent conjointement les groupes de soutien par les pairs. 

« Les gens sont là, et nous comprenons que d’autres ne se sentent peut-être pas à l’aise de le faire. Au moins, les jeunes ne se sentent pas si seuls ou isolés. »  

« En tant que paire aidante, je peux donner de l'espoir aux personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale et à celles aux prises avec des pensées suicidaires. »

Faire sa part pour assurer la présence de soutien en situation de crise

« Centraide a été là pour nous [PLEO] dès le début, lorsque nous avions besoin de leur aide. »

« L’organisme, un leader incitant à l’action, a constaté le potentiel du projet que nous sommes en mesure de réaliser et sait que celui-ci aura un effet positif évident au sein de la communauté. »  

Centraide collabore fièrement avec les agences de première ligne en offrant des programmes et des services essentiels qui améliorent les conditions de vie des gens, réduisent les obstacles et créent des occasions pour les personnes les plus vulnérables de notre région. En plus des lignes d’écoute 24 h sur 24 qui offrent du soutien émotionnel en temps opportun et des stratégies d’adaptation, SPO offre du counseling et des groupes de soutien par les pairs accessibles et abordables.  

Grâce à de généreux philanthropes en 2021-2022, SPO a pu aider plus de 26 000 personnes de la région à obtenir le soutien dont elles ont besoin. 

Nous savons que les problèmes de santé mentale chronique de la population de l’Est de l’Ontario se sont aggravés depuis le début de la pandémie, particulièrement auprès des jeunes et des personnes âgées isolées.  

Ensemble, nous pouvons nous assurer que plus de gens dans nos communautés ont accès en temps opportun à des services en santé mentale et en situation de crise locaux. 

Prévenons ensemble le suicide dans nos communautés. 

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