Mise à jour communautaire : Que se passe-t-il maintenant?

Au cours des deux derniers mois et demi, nous avons constaté que les défis sociaux auxquels les gens font régulièrement face n’ont pas disparu avec l’arrivée de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Dans plusieurs cas, ces défis ont empiré; nous avons dû faire preuve d’innovation pour nous assurer que les personnes les plus vulnérables ne sont pas laissées pour compte.

À mesure que la pandémie commence à se stabiliser pour les communautés canadiennes et que les entreprises de l’Ontario envisagent de rouvrir leurs portes et d’adapter leurs services, le secteur des services sociaux planifie son prochain coup.

Depuis plusieurs mois, Centraide de l’Est de l’Ontario participe à un groupe de discussion avec des autorités de santé publique, des municipalités, des agences de services sociaux de première ligne, des partenaires commerciaux et plusieurs autres intervenants. Tout comme nous l’avons fait par le passé avec nos communautés, nous sommes venus en aide aux réfugiés de la crise en Syrie, aux victimes des tornades de 2018 et aux victimes des inondations de 2019. En effet, nous travaillons de façon acharnée pour appuyer les personnes les plus vulnérables en cette période sans précédent.

Lors de la rencontre de vendredi, plus de 70 personnes se sont jointes à nous. Nous comptions notamment des représentants d’organismes communautaires et de tous les ordres de gouvernement, comme Jenna Sudds, présidente du Comité des services communautaires et de protection de la Ville d’Ottawa. Nous avons franchi la phase de la crise et nous nous apprêtons à amorcer celle de la planification de la reprise. Le rôle de ces chefs de file évoluera, mais il restera critique pour veiller à ce que ce travail demeure en tête des priorités dans leur domaine de travail respectif. 

Michael Allen

Michael Allen
Président et chef de la direction,
Centraide de l’Est de l’Ontario

Il y a encore des besoins urgents qui nécessitent notre réponse concertée

De nombreuses personnes ressentent encore les effets de la COVID-19 comme une crise : les personnes âgées et d’autres ont encore du mal à se nourrir et à subvenir à leurs besoins de base, les besoins en matière de santé mentale augmentent, de nombreuses femmes et leurs familles subissent de la violence à la maison sans pouvoir avoir accès à des services ̶ et la liste continue.

En temps normal, les établissements municipaux et les entreprises dotés de systèmes de climatisation offrent un répit aux personnes qui n’ont pas l’air conditionné chez elles pendant les mois d’été. En l’absence de ces lieux et alors que les températures augmentent rapidement, nous savons que les personnes âgées, les jeunes enfants, les familles vivant dans des logements surpeuplés et les personnes handicapées ont besoin de climatiseurs et de ventilateurs portatifs pour rendre leur maison sécuritaire et confortable. En collaboration avec Santé publique Ottawa, Ruckify et de nombreuses agences locales de services sociaux, Centraide s’efforce de répondre à ce besoin.

De plus, Centraide travaille avec Santé publique Ottawa en vue d’élaborer une stratégie visant à fournir des équipements de protection individuelle aux personnes les plus vulnérables, au fur et à mesure que les services reprennent. Étant donné que les autorités sanitaires recommandent le port de masques non médicaux dans les magasins et autres lieux où la distanciation physique est difficile à respecter, nous savons que certaines personnes auront de la difficulté à se procurer et à acheter leurs propres masques.

Nous chercherons à soutenir les personnes sans domicile fixe en leur offrant des équipements de protection individuelle jetables, et à fournir des masques réutilisables aux personnes vivant dans la pauvreté, aux personnes âgées et à d’autres qui ne peuvent pas acheter leur propre masque.

Mesurer notre incidence

La promesse de Centraide est d’investir les ressources là où elles sont le plus nécessaires et où elles auront la plus grande incidence. Pour respecter cet engagement, nous mesurons constamment nos efforts par rapport à ce que nous espérons réaliser. Bien que nous n’ayons jamais été confrontés à un défi aussi complexe et aussi vaste que celui de la COVID-19, nous sommes toujours déterminés à mesurer notre incidence sur les personnes qui ont eu le plus besoin de nous tout au long de cette crise.

Avec nos partenaires de la Table de réponse communautaire, nous avons commencé à recueillir les réponses à certaines questions importantes : Dans quelle mesure avons-nous bien cerné les besoins critiques et la réponse que nous devons y apporter ? Quelle a été l’incidence sur les personnes que nous voulions aider ? Que se serait-il passé si nous n’avions pas été là pour répondre ? Quels sont les risques et les lacunes qui surgiront lors de la phase de la reprise des activités ? Comment allons-nous faire face à ces risques ?

Nous savons que les réponses à ces questions auront une influence considérable sur notre réponse à long terme, et pour nous assurer que nous nous efforçons constamment d’obtenir les meilleurs résultats possible.

Il ne nous suffit pas d’investir nos ressources là où elles peuvent aider, nous devons aussi savoir qu’elles ont fait une différence mesurable pour les plus personnes les plus vulnérables de nos communautés.

La crise nous oblige à agir rapidement. C’est pourquoi nous avons apporté de nombreux changements à nos services qui ont permis d’améliorer par inadvertance la prestation des services, d’atteindre de nouvelles personnes dans le besoin et de réduire les redondances. Une partie de notre analyse consistera également à faire le point sur les changements positifs apportés à nos systèmes et qui devraient se poursuivre même après la pandémie.

Se mobiliser pour l’avenir

De la même manière que nous nous sommes préparés avant l’arrivée du virus dans nos communautés, la Table de réponse communautaire planifie également la reprise des activités ̶ tout en répondant aux besoins immédiats. Lors de notre réunion hebdomadaire, des représentants de différents secteurs de la communauté ont pris le temps d’expliquer la manière dont ils prévoient de sortir de la crise et de se remettre sur pied :

Soutenir les jeunes les plus vulnérables

  • Mike Wade, du Bureau des services à la jeunesse, a expliqué que, pour des raisons de sécurité, nombre de leurs services ont dû ralentir et réduire leur capacité au cours des premières semaines de la pandémie. Aujourd’hui, leur agence cherche à offrir le même niveau de services qu’avant la pandémie, tout en accordant la plus grande importance à la sécurité de son personnel et de ses clients.

    « Dans le cadre de notre réouverture progressive, nous déterminons quels services nous pouvons rouvrir, comment respecter la distanciation physique et l’espace sécurisé, nous fournissons des protocoles de sécurité et nous modifions les heures d’ouverture et les communications. »

Renforcer les capacités des bénévoles à long terme

  • Marie Eveline, de Bénévoles Ottawa, souligne que l’avenir de nombreux organismes caritatifs aura un besoin accru de bénévoles. Avec le licenciement de personnel et les restrictions de financement qui subsisteront aussi longtemps que les mesures d’éloignement physique persistent, il est probable que des bénévoles seront nécessaires pour combler les besoins en matière de services dans la communauté.

Aider les personnes âgées isolées

  • Jennifer Lalonde, du Service communauté d’Ottawa Ouest et présidente du Réseau de soutien communautaire de Champlain, a mentionné que les organismes qui offrent des services aux personnes âgées et aux personnes handicapées dans la région visent à mieux équiper les personnes âgées en technologie, afin de réduire leur isolement social à mesure que la pandémie persiste. En outre, comme les personnes âgées présentent un plus grand risque de subir des conséquences négatives de la COVID-19, beaucoup ont encore peur, à juste titre, de quitter leur domicile, sans avoir de plan pour interagir virtuellement à l’avenir. En tant que groupe, il est essentiel de maintenir ces ressources virtuelles pour que les personnes âgées isolées restent en bonne santé.

Veiller à ce que les gens aient un accès continu aux besoins fondamentaux

  • Michael Maidment, de la Banque alimentaire d’Ottawa (BAO), a rappelé à quel point le besoin de nourriture est important depuis le début de la COVID-19, sans oublier la diminution de 90 % des dons de nourriture dans les épiceries. La BAO utilise la modélisation financière de la crise financière de 2008 pour aider à prédire la manière dont la prestation de ses services devra se poursuivre sur le long terme, en tenant compte du fait que, lorsque les programmes financiers fédéraux s’assècheront avant que l’économie ne revienne à la normale, encore plus de personnes auront besoin de nourriture.

Regarder en arrière, aller de l’avant

Les dix dernières réunions avec la Table de réponse communautaire de la COVID-19 ont permis d’innover, de collaborer et de résoudre rapidement les problèmes afin d’aider les plus vulnérables à faire face aux difficultés particulières de la COVID-19.

Alors que nous entamons la prochaine phase, nous devons évaluer les efforts déployés jusqu’à présent et nous engager à maintenir la même qualité de réponse, sachant que ces problèmes persisteront pendant de nombreux mois.

Lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons utiliser nos ressources de manière créative et efficace pour répondre aux besoins les plus urgents, maintenant et à long terme.

Telle est notre mission.

Au début du mois de mars, Centraide de l’Est de l’Ontario, en partenariat avec Santé publique Ottawa et des douzaines d’organismes du secteur communautaire, a lancé une initiative visant à aider les personnes les plus vulnérables pendant la pandémie de la COVID-19 qui afflige notre région. Ce partenariat nous a permis de résoudre des problèmes locaux, de prioriser les besoins et surtout, de collaborer. Pour en apprendre plus sur les façons d’appuyer l’initiative ou pour obtenir de l’aide de services communautaires, consultez le https://centraideeocovid19.ca/.

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